Maduro, Trump et l’absurde
Maduro a atterri samedi 3 janvier 2025 dans un petit aéroport de New York à la suite de l’opération menée au milieu de la nuit pour l’extraire, lui ainsi que son épouse Cilia Flores, de leur domicile situé dans une base militaire à Caracas, la capitale du Venezuela.
Le dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro est arrivé aux États-Unis et a été conduit au centre de détention métropolitain de New York, où il attend désormais d’être jugé pour « narcoterrorisme », selon l’accusation officielle américaine.
À la suite de l’opération baptisée « Absolute Resolve » (Détermination absolue), le président américain Donald Trump a déclaré que son pays allait « diriger » le Venezuela jusqu’à une transition « sûre » et prendre le contrôle de ses vastes réserves pétrolières.
Les démocrates américains accusent Donald Trump de distraction en raison du timing précis de la capture de Nicolás Maduro, survenue le jour même d’une échéance légale pour le DOJ d’expliquer les redactions massives dans les fichiers Epstein. Ils voient cela comme une manœuvre pour détourner l’attention des révélations potentielles impliquant Trump dans l’affaire Epstein. Trump contre-attaque en accusant les démocrates de collusion avec Epstein et qualifiant les publications de « supercherie » pour nuire à son administration. Il exige la publication de noms démocrates dans les fichiers, inversant les accusations.
Le 7 janvier 2026, à Minneapolis (Minnesota), un agent du service de l’immigration et des douanes des États-Unis (ICE) a abattu Renee Nicole Good, une citoyenne américaine de 37 ans qui se trouvait à bord de sa voiture.
Lorsqu’elle avait appris qu’elle avait obtenu le prix Nobel de la paix 2025, le 10 octobre dernier, la Vénézuélienne María Corina Machado l’avait très vite dédié à Donald Trump. Et, jeudi 15 janvier, elle s’est rendue à Washington pour lui faire don personnellement de la médaille en or frappée à l’image du fondateur du prix, le Suédois Alfred Nobel.
De mémoire d’experts de l’histoire du prix, jamais une ou un lauréat n’avait auparavant entrepris une telle démarche. Aussi les réactions émanant d’Oslo, ville où est décernée la prestigieuse récompense, trahissent-elles une gêne certaine.
Inauguré par Donald Trump à Davos le 22 janvier 2026, le Conseil de la paix se veut une alternative à l’ONU pour régler les conflits internationaux. Refusé par la France et l’Union européenne, mais soutenu par plusieurs États alliés, ce nouvel organe concentre l’essentiel du pouvoir entre les mains du président américain. S’agit-il d’un outil plus efficace pour faire la paix, ou du symbole d’un nouvel ordre international façonné unilatéralement par Washington ?





